27.09.2009
Les positionnements qui nous éclatent vraiment

10:57 Publié dans La notion de « pur fou » | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.04.2009
On se fait virer d’un bar en même temps qu’il ferme
Comme tant de soirs, les autres ils sont à leur place, ils kiffent. Et nous on est obligés de se rabattre sur les embrouilles et la baston.
Ca finit devant l’établissement dans une apocalyspe de gyrophares, de mentons sortis, de grosses mains qui serrent des gros avant-bras « tu dis à ton pote qu’y s’calme !» y en a au moins cinq exemplaires par minutes des injonctions comme ça… C’est darwinien c 'est célinien c’est houellebecquien que je me répète la tête dans les mains en fixant la flaque de vomi. Ca tourne évidemment au scandale public à force de monter en pression ces histoires, y a le gros huileux qui ressemble à Farès dans Rabbi Jacob qui se déboutonne furieux pour aller taper Gyom « lui je l’encule ! je lui mets ses fesses ! » y a une inélégance de fin de soirée, en plus y a la Lara Croft avec le bouclé toutes langues sorties, ils entendent rien eux, c’est pas leur problème. C’est vraiment trop darwinien et célinien pour moi alors j’essaie de me barrer mais les pompiers me disent de « gérer le connard bourré » à savoir Gyom qui invective toute la populace comme un prophète d’apocalypse, il a trop regardé « Les Nerfs à Vif » de Scorcese c’est ça son problème. Il leur fait le passage de Silésius. Il sait pas s’arrêter c’est toujours comme ça. Y a les pans de sa gabardine qui s’envolent de partout au gré de ses moulinets de bras prédicateurs « tu veux tester mon humanité ? » qu’il braille avec une voix débraillée. Face aux gens furieux contre lui à cause de la bouteille volée il récite encore quelques machins dont des passages du film « Les Princes de la Ville » et puis enfin il se soumet à un mouvement de repli, et on finit au Ravindher le bazar indien ouvert la nuit, à parler avec des ex-gardiens de nuit de plateforme pétrolière de mer Baltique dans une ambiance de posters de danseurs de bollywood. On s’endort sous un porche d’immeuble haussmanien ou y a écrit au fronton une phrase en latin dont on ignore le sens passkon a pas fait nos « humanités » dixit le père de Céline dans Mort à Crédit.
02:13 Publié dans La notion de « pur fou » | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.03.2009
Une nuit de Novembre
Soirée d’ivrognes dégueulasses
. On est sorti en gueulant de l’établissement « American Dream » après avoir chanté avec un faux Elvis Presley en costume blanc trop large et bu plusieurs bouteilles de très mauvais vin. On s’est retrouvés dans une rue ou nous étions simplement à gueuler. Le rêve parisien était là, une lumière dans une bibliothèque au fond de la salle de restaurant d’un hôtel tout éteint, des citations de Céline et 6 mains qui se crispent sur un unique verre en plastique « allez à moi maintenant ! »… Echevelés et hurlants nous entrons dans un bar de beuverie pour jeunes professionnels, très vite les bouteilles sont commandées, les couilles sont sorties de la braguette « pour les aérer » soit disant, et il y a des danses avec une fille qui n’a pas pris garde… Plus tard en remontant des toilettes, l’escalier se divise en deux mais il fait sombre, l’un de nous ne voit pas le gouffre et y tombe à la renverse, parfaitement tête la première, son corps brinquebalé par les à-coups des marches successives… Arrivé tout en bas il se relève enfin, étonné, et nous revenons à la salle de débauche et nous nous répandons en mains qui alpaguent autrui, qui saisissent des écharpes à des cous prétendant les remettre en place mais qui brutalement étranglent à grands renforts de cris de satyres, ça y est nous sommes détestés. Avant de partir il y en a un qui pique des billets dans la caisse en se contorsionnant affreusement et puis il s’en va devant dans la rue, il fait ses comptes. On traverse Paris à pied en chantant « génération faf », il est 5h tout est fermé, le palais de la Bourse est tout noir tout froid et les rues sont toutes venteuses, on se recroqueville. L’un d’entre nous veut absolument nous montrer comment il faut baiser les filles de nos jours, on s’arrête, il s’abaisse parallèle au trottoir, appuyé uniquement sur trois doigts d’une main, l’autre est posée en arrière bien dégagée sur la taille, « Là !... Voilà !... C’est comme ça qu’il faut faire maintenant ! »… Un groupe de filles passe et une se retourne, elle ne comprend pas. Les kiosques à journaux ont bien changés, saturés de Unes de magazines pornos et « à sensation »… « les soirées mousses des échangistes du cap d’Agde. Hallucinant » promet le titre. Et puis il y a un acteur de cinéma les bras en croix tout sourire seul sur une plage nuageuse de Normandie, il est mort il y a 2 jours d’une infection, il avait l’air si jeune… On nous l’avait dit et répété qu’il allait pas bien, mais vraiment pas bien, il avait fallu l’amputer d’une jambe et tout, ce n’était pas des cracks sa souffrance à lui, et maintenant c’est vraiment fini voilà. Je veux faire une prière et rassemble mes amis par la main, j’essaie de dire quelque chose comme disent les frères Franciscains du Bronx, j’ai vu faire une fois, Seigneur nous t’en prions avec humilité, reçois Guillaume Depardieu, apaise de ton amour les pauvres et les faibles… Nous reprenons la marche, et nous nous enthousiasmons pour l’esthétique du catch, on se jette les uns sur les autres, projetés par les cordes d’un ring imaginaire, exécutants des « coups de la corde à linge », parés de capes imaginaires, arborant des muscles rouges huilés et des cheveux long imaginaires dans le dos qui viennent taper sur la nuque au rythme de courses folles d’un bout à l’autre du ring… Ce sont des cris dans les rues désertes et des bruits de chute dans des haies de verdure bordant les restaurants fermés. Enfin nous échouons dans un infâme lieu de débauche avec les prostituées et les gays, les dernières putes se barrent juste à ce moment, elles ont finis leur nuit… Avec l’argent volé dans la caisse on commande des whiskies qui tardent à venir, je baille, et au moment de m’endormir assis au comptoir l’un de mes compagnons de route s’indigne « ah bah non ne dors pas quoi !... Oh et puis si t’es fatigué allez dors un peu c’est vrai… », Rasséréné par cette concession je m’endors avec volupté quelques minutes. Je suis réveillé par des invectives, il s’agit de négociations tendues sur le prix du verre de whisky qui ne respecterait pas ceux du marché. Je saisis un petit magazine gratuit d’un présentoir, c’est un truc pour les gays branchés. Je lis à haute voix le résumé du film « Enquêteur avec atouts » : « Olivier est un détective privé qui partage sa vie avec Julien, avocat brillant et nouvel espoir du barreau. Un meurtre antigay est commis. En séduisant le jeune médecin légiste Olivier révélera bientôt au grand jour le coupable en la personne du maire, homosexuel refoulé qu’il surprendra se donnant à son conseiller. Avec John Spartacus et Pueblo Python. ». A coté de nous un pédé confiant montre des tours de magie avec des cartes à un chinois pédé ébahi. Il est là il l’épate, c’est dans la poche, il l’emmène au pays des merveilles des pédés il le niquera pour sûr le type... On est bientôt persona non grata parce qu’on est trop pénibles avec la clientèle, on s’en va, cette fois il est 7 heure. Y en a un qui propose d’aller piquer des patates au marché qui ouvre là bas mais personne n’a plus la force, on est adossés à une voiture de sport très coûteuse DSC01488.JPGgarée sur le trottoir. On avise une femme bien habillée qui fouille frénétiquement les poubelles, « mais c’est à moi j’habite là ! » qu’elle dit…Pour se dégager elle fait 5 fois des digicodes différents mais la porte ne s’ouvre pas, non elle n’habite pas là, apparemment c’est une folle comme on dit. Elle s’en va vite dans une rue glacée, c’est une vision de désespoir. C’est pour nous l’heure d’au-revoirs navrants, « bon m’barre moi » j’en ai pour 40 minutes de marche, le temps quand même de croiser sur un boulevard une bagarre de 4 pédés arabes poussant des cris très aigus pour une histoire de chaine en or.
22:31 Publié dans La notion de « pur fou » | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


