22.08.2009
JC Irvoas
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21.08.2009
Bagarres de rue
J’ai vu bien des bagarres de rue à Grenoble à Paris à Hongkong, je sais comment ça marche. C’est pas le plus fort qui gagne c’est le plus lâche. Celui qui a frappé parce qu’il était sûr de gagner. Celui qui était plus costaud, celui qui a joué au courageux parce qu’il a vu qu’il était le plus costaud. Celui qui a provoqué, attisé, parce qu’il était sûr d’être agressé puis de gagner. Celui qui avait le plus de potes à côté. Celui qui a eu le vent pour lui, celui qui a frappé sans rien risquer. Il n’y a pas d’héroïsme ou si peu, juste un peu comme ce Babtou là à 1 contre 10, Babtou que j’ai vu martysrisé la seule nuit ou j’ai quitté les 8 premiers arrondissements de Paris. Je voudrais que ce moment ait bouleversé les gens qui y ont assistés, qu’ils aient vus ce que j’ai vu, qu’ils aient alors compris comme moi que cela ce passe 100 fois par jour en France mais que jamais une ligne en paraît dans les journaux.
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13.05.2009
Bernanos

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06.05.2009
Pornographie

Je grignote des chips en regardant sur internet une scène de « Anal bandits 4 ». Michelle Barratt délicate blonde anglaise enculée par un acteur américain bronzé à énorme bite sous un implacable soleil californien au bord d’une piscine bleue-porno sur un transat. Et vas-y qu’elle gueule tout ce qu’elle peut et vas-y qu’il l’encule à toute vitesse… L’Anglaise ça doit lui faire mal non ? Et l’acteur ne sentant plus de triomphe enculateur dit à un moment « do all english girls love to get fucked in the ass Micheeelle !!?» et l’autre de répondre presque sans avoir écouté « yeeEEEaaaAAAH !!! ». Je sais pas, je serai anglais je verrai ça je le prendrai mal quoi… La pornographie ne respecte pas assez l’intégrité des peuples, faut se plaindre au MRAP… Et puis les femmes non plus. C’est quoi ça ? Alors on les fait venir des 4 coins du monde on les choisit bien blanches bien délicates, on les affuble de bottes, et puis on les met face à un type à très grosse bite éventuellement noir ça s’appelle l’ « interracial » et puis là c’est bitoku + giclée dans la gueule avec bordée d’insultes, et voilà merci vous pouvez rentrer chez vous demain ce sera sur internet à disposition de tout le monde.
En plus y a une production de films qui est beaucoup trop énorme. Je veux dire normalement un film de cul on en voit 1 et puis on a compris. On voit une fois la bitoku et ça suffit, on se branle et puis on est soulagé. On veut se rebranler ? Ben on remet la bitoku en mode play et puis voilà. Mais non il faut des milliers de bitoku, des toujours nouvelles, des différentes bites des différents culs, et puis y a des producteurs, des éditeurs, des webmasters des salons du porno, voilà que ça draine tout un milieu, y a même des forums internet pour échanger ses impressions sur « l’éjac de Manu Ferrara dans la scène 3 de « Bang that asshole fever #7 » si si, et puis y a l’interview de Manu Ferrara ou il t’explique « sa façon de baiser, son style » et puis y a les commentaires en dessous des inscrits qui s’engueulent à coups de liens internet pour pouvoir comparer les éjac. Cette industrie ça fait beaucoup trop de méandres. Y a des sites de vidéos comme Youtube mais en porno avec la scène interraciale et en-dessous les commentaires. On peut « poster ». Alors ça y va, 5 pages de posts comme sur libé.fr sauf que là c’est pas « hébertiste » et « sego24 » qui s’embrouillent sur la démocratie participative c’est « blackbukkake » et « grossarce94 » qui s’embrouillent sur les mérites comparés des bites de Lex et de Mandingo, sur l’approche woodmanienne qui aurait tué les films à petit budget, sur le plaisir réel ou feint de Katsumi dans « Black Anal Machine #45 ». Comme dirait Alain Soral « Y a une baisse objective du niveau de la qualité dans le contenu et le sujet des débats publics, et ça c’est inquiétant et… ».
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14.04.2009
La dynamique
On peut aisément imaginer le Paris de demain.
Encore plus cher, encore plus petit, encore plus peuplé, encore plus sale et en travaux.
Les mêmes erreurs toujours refaites parce que les gens n’auront pas le temps « d’en avoir marre », Paris on y tient 1 an ou 2 à tout casser, ensuite on en peut plus on va se foutre en banlieue pavillonnaire si on a "réussit".
On peut aisément imaginer encore plus de noirédarabes et encore moins de Blancs, ces derniers juste bons à regarder leurs alter-égales enlacer les vainqueurs et combien de leurs semblables pédés ou dépressifs. Tous les soirs des bagarres « de bandes » au cours desquelles les éventuels participants blancs risquent d’être fort déçus de la loyauté de ceux qu’ils croyaient être leurs frères. (Tu as vu ou au passage, que ton frère avait le droit de convoiter ta femme camarade whigger ?)
On peut aisément imaginer encore plus de journaux gratuits avec tous les jours, de nouvelles idées de première page qui attise bien les sentiments bas, avec toujours le souci de ne jamais choquer : « Racisme dans les stades, jusqu’ou ? », « Ce que nous cache le Vatican », « Houssiba Boulmerka, une femme d’honneur », « Aurélie Dupont : mon mariage avec Bonoba », « Meurtre de Julien : les CRS savaient ? »…
On peut aisément imaginer encore plus de loisirs et de Paris-plage, de grossièreté, de Paris encore bourré de traces de chewing-gums, de crachats, de mégots et de merde, les rues encore plus lourdes de pression interraciale, de regard dur pour les Blancs et de Blanches douces pour les méchants, et tout en haut une Ségolène harpie triomphante toutes serres castratrices dehors ou un Obama français et sa femme blanche « je suis pas raciste la preuve je viens chez toi baiser ta femme » repousser d’un revers de main les derniers humbles cathos imbéciles et bons puis lever les bras pour donner le signal de l’avancée générale comme un Wellington de triomphe lâche dans un Waterloo de France « pays ou les Blanches deviennent couleur » et ce serait le slogan publicitaire mondial de TourismenFrance sponsorisé Unesco et Blakanal-coconut une marque de boisson à la banane qui aurait dépassé Coca-Cola… comme excuse ? Eh bien : «La France c’est 100 millions d’habitants. Les 4 millions de Blancs détiennent à eux seuls 70% de la richesse nationale et la conserve avec égoïsme. Je n’excuse pas ceux qui s’est passé mais j’essaie d’expliquer » dit le sociologue, celui qui connaît la société.
On peut aisément imaginer tout cela. Il suffit de prendre un journal d’il y a 30 ans, un autre d’il y a 10 ans, de lire un peu ici et là Exégèse des lieux communs, les soirées de St Pétersbourg, Mort à crédit, puis de prendre un journal d’aujourd’hui même et de se figurer la ligne de fuite, la dynamique.
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Là bas c'est naturel

Ca se passe sur le terre-plein central entre les voitures qui circulent lentement sur le boulevard. 15 Arabes et Noirs contre 15 arabes et Noirs, ils se tapent ils reculent, ils tournent autour, se font oublier, reviennent par derriere, coups dans le dos, balayette… Y a un type qui reste sur le carreau, ses potes se debinent, et lui seul a terre se fait massacrer… Par en haut, sur les cotés, des coups de pieds qui cherchent la tete, l’estomac… Il se fait bien massacrer, puis jeter comme au moyen-age dans les buissons en contrebas… Il roule comme une pierre, il ne bouge plus… « Oh venez ramasser votre pote bande de fils de pute » que gueule un des Arabes encapuché depuis le terre-plein… Les potes du pote en question regardent sans bouger le spectacle depuis le trottoir en face, non ils ne viennent pas ramasser qui que ce soit… 10 secondes, et le type émerge des buissons, la gueule en sang comme aux informations… Je vois son visage, c’est un Blanc, un babtou, un gouère comme ils disent… C’est le seul Blanc de la baston de 30 personnes… C’est celui qui a été le plus à la pointe, seul face a 10 il s’est esseulé dans la baston, alors que les autres s’assuraient d’etre couverts par 4 ou 5 bras amis pour esquisser un petit coup… Il s’est fait massacré le blanc. Il remonte vers le terre-plein, seul face aux horribles types en capuche, il titube, y a un sentiment d’indécision qui plane, un sentiment affreux…Qu’est ce qu’il fait à retourner les voir il va se faire massacrer… Il gueule un truc à la cantonnade du genre « bande de fils de pute de laches » il s’approche d’un arabe qui alors a un mouvement de recul, seul face au Blanc défiguré… Mais l’arabe reprend son courage car 4 de ses potes frappent en meme temps… aussitôt le type s’écroule à nouveau par terre, roué de coups encore une fois, ses potes ne bougent toujours pas, ses potes arabes et noirs. Une voiture de police passe à ce moment la, et 2 policiers sortent, les massacreurs se debinent, c’est fini, y aura pas d’arrestation, pas de preuves, pas de coupable puni… La justice, la presse, les associations… Ils ne feront pas de vague, ça arrive tous les soirs depuis 30 ans ces plans là… Mais non monsieur vous savez bien que tout va bien sur le sol de France et que les Blancs y sont majoritaires et privilégiés… Le type la gueule complètement en sang marche plutôt bien malgré ce qu’il vient de subir, il a pas le nez cassé, miracle. Il dit a un grand arabe de ses potes qu’il retrouve sur le trottoir « tu m’as pas aidé t’es pas venu » et le grand arabe pas essouflé pas en sang lui, en pleine forme il fait l’enervé alors, il fait celui à qui faut pas manquer de respect « ah ouais ? Bah va t’faire niquer fils de pute chui pas venu ! Chui pas venu ? J’etais la jme suis battu pour toi »… Il a pas bougé il était sur le trottoir a coté de moi il regardait… Et le Blanc dit une vague excuse pour ce manque de respect, et puis il s’en va hébété, là bas sur le boulevard scintillant de néons, avec ses potes noirs et arabes en groupe sur le trottoir…
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03.04.2009
La Perle

La Perle c’est un bar à Paris, bourré de monde en soirée, rien que des jeunes al’Hammod’. C'est the place al'hammod et c'est juste à côté de chez moi donc je n'y ai pas coupé.
Comment décrire ce truc? Voilà: Sur un site web qui juge les meilleurs bars de Paris y a quelqu'un qui a mis le commentaire suivant "C'est simple lorsqu'on demande un verre aux serveuses elles nous regardent comme si on était leur ennemi". Avant d’habiter à Paris j’avais lu Dantec. Les TdO. Et je comprenais pas pourquoi il s’acharnait comme ça sur les « artistes new age » et tout. Je me disais que ça n’existe pas, que c’est un défouloir qu’il a inventé. Bah si à la perle ça existe. Franchement faut le voir. C’est la réalisation devant toi des pages de Soral ("les nouvelles bourgeoisies du tertiaire") et Dantec ("les étrons multicolores issus de la non-pensée bourgeoise post-68") pour une fois réunis malgré eux. La Perle c’est le triomphe de American Apparel et de Vice Magazine, les mots me manquent. Une fois un de mes amis était trop ivre et, lassé de devoir attendre son verre au comptoir il a agrippé une serveuse par dessus le comptoir et lui a gueulé comme un perdu "Ecoutez!... On est pas vos ENNEMIS!... D'accord??!..."
Disons que ça donne envie de passer en moto, de ralentir et de jeter en passant sur la foule une capote remplie d’encre noire ficelée à un pétard « Bison 5 » et de crier un truc mystique genre « Voilà votre tribut suppôts du diâble!» et là de mettre les gaz en roue arrière en gueulant un truc de racaille tout juste acquitté du tribunal « AYA SA MEEEEèèèère… » comme une traînée de poudre vocale de petit poucet de droite.
Alors qu’est ce qu’on fout les miens et moi dans ce bar ? Eh bien c’est à côté et on a rien trouvé de plus socialisant. On considère ce lieu comme une occasion de rencontre brutale avec le réel qui nous renforce en tant que combattant nietzschéens yuppies du tertiaire dont le cœur balance entre les films « Wall Streets » et « Seul Contre Tous ». Des fois y a des gens sympas. Des anglaises de Manchester qui croient encore au Paris de Marcel Proust. Les pauvres. Y a plus Marcel Proust, sweetheart (pas Monica), y a plus que Thomas N’Gigeol et Laurent Ruquier désolé. Avec elle on parle de notre jeunesse, des stage linguistiques à Newcastle-Upon-Tyne, à Stoke-On-Trent, à Hereford… Ca les fait marrer… Je leur sors des phrases de This is England : « So I suggest you to take Tweedledum… and Tweedledee… and fuck off all…If I see you on my strrrrreets again… I’ll slash you…” (c’est pile à 1h00 de film) Ca les fait marrer aussi… Avec l’accent du North-East England et tout. Ensuite elles rentrent chez elles dans un 2 pièces rue Vieille-Du-Temple et nous disent de ramener du vin si on veut rentrer aussi mais tout est fermé il est 2 heure du matin. Alors on se fait claquer la porte au nez. On attend un peu dans le noir et on pisse sur leur paillasson et il absorbe entièrement nos pisses de 3 pintes chacune. Et alors on rentre chez nous et on s’endort.
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25.03.2009
La France
La France est géographiquement déjà, prédisposée aux tiraillements, accablée par les Anglais au nord, gangrénée par les méditerranéens au sud, guettée par les Aryens à l’est, la France est en outre (« par conséquent » disent les spécialistes) faible et fragile politiquement en ce qu’elle est un agrégat de comtés, de terroirs et de modes de vie différents et indépendants. Du coup la France a vocation à survivre seulement par un redoublement d’amour de ses habitants. Le patriotisme mystico-républicain de Charles Péguy devient alors le minimum à remplir dans un pays qui un jour brutalement se coupe de son roi. Ca devrait être la gauche de la France cette mouvance là. Dans l’absolu on devrait comme aux USA voir des drapeaux français à toutes les fenêtres des habitations, au lieu de ça ces drapeaux on les trouve dans les lieux les plus indésirables : mairies, cimetières, palais de justice… comme une réalisation immanente de l’occasion de chute de l’esprit français : se réduire comme ça à une sorte d’administration qui tient des registres pour une société apatride respirant des concepts philosophiques abstraits. Liberté, Egalité, Fraternité.
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Merci de l'avoir dit, d'être allé si loin dans l'orgueil que tu en as été honnête
Jkrash ma couleur dans ta radio comme dans zune babtou Rohff, 2008.
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