13.05.2009

Bernanos

 

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C'est lorsqu'il y a trop à dire qu'il faut s'efforcer d'être le plus court possible. Le légendaire Cambronne l'avait compris bien avant moi.
Georges Bernanos Le Chemin de la Croix-des-Ames (1948)

Les sales types

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Au bureau ces fils de pute avec leurs « Sur Bartex tu billes à 29% ? C’est bon ça ! » ils se prennent pour des lumières et me sortent ces vannes ou l’on parle à la 3e personne en prenant quelqu’un à témoin. La bande des joyeux blakblanbeurs tolérants en train de gagner plein de fric elle ne me ferait pas de cadeau si elle apprenait qu’il a pu m’arriver de fréquenter le mauvais virage du Parc des Princes ou tout simplement si elle lisait ces lignes. Il faut voir les sommes astronomiques qu’engrangent ces imbéciles finis de la jeune bourgeoisie marchande blakblanbeur, c’est tout à fait terrifiant. Tant d’argent dans les mains de gens aussi inélégants et bêtes... Les voilà les bourgeois du 16ème de demain ? Quelle triste monde que celui de GQ et des bouquets satellites, ce petit monde-cocon qui récompense la lâcheté, le féminin, et la médiocrité. Je me mets à douter, perturbé dans mon élan, réalisant que je n’ai aucun échappatoire, et personne à qui parler dans cette ville mis à part ces gens à mon travail. Noyé dans cette coolitude hostile, le soir je rentre chez moi encore tout fumant de la colère accumulée au long de la journée.

 

 

10.05.2009

American Apparel

Voici une occasion de faire un choix : chier devant la vitrine ou fermer sa gueule de soit-disant de droite tradi vénère soral muslim ou mec conscient qui sait ou sont les vraies valeurs lui.

Qui connaît American Apparel ?

 

C’est une marque de fringues américaine. Le « business model » est le suivant :

-          On fait une marque très simple avec des produits très basiques : formes droites, couleurs au choix et point. Des prix abordables (bon quand même dans les 17 euros un tee-shirt).

-          On fait une signalétique reconnaissable : calligraphie emblématique écrite noire sur blanc, décliné sur tous les supports ou la marque apparait : étiquettes, publicités, PLV, campagne de mécénat.

-          On prend comme QG la ville de Los Angeles, on y met l’usine, et le siège social.

-          On cible comme clientèle les 16-35 ans urbains branchés du monde entier car on sait que ces masses expriment des désirs à peu près similaires.

-          On identifie ces désirs : décontraction, métissage, rébellion mais argent, ego, femmes très féminines et indépendantes, hommes pas trop virils et indépendants.

-          On fait de la transparence : les valeurs que l’on communique par la publicité sont cohérentes avec notre « business model ». Ainsi on lance la campagne de communication Legalize LA. C’est quoi ? C’est ça : nous American Apparel on demande aux USA de réformer les lois sur l’immigration de travail qui arrive dans notre pays. Les USA ont été bâtis par des immigrants et il y a un mauvais préjugé des WASP natifs envers les étrangers. Et on s’engage regardez : nos ouvriers dans notre usine de Californie sont étrangers à 70% mais on les paie beaucoup plus que la moyenne (chiffres à l’appui) et on est très respectueux d’eux en tant que travailleurs. On fait des publicités très identifiables (taper sur google « american apparel model ») avec une petite dimension underground (cohérent avec notre positionnement) mettant en scène des filles de différents types raciaux, que l’on va chercher parfois dans l’industrie porno de LA (Charlotte Stokely, Lauren Phoenix, Paola Ray…)

 

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American Apparel emploie 10,000 personnes dans le monde.

 

C’est juste comme ça une petite idée de la puissance de feu que représente la chose qui monte, et dont American Apparel ne représente qu’une part infime, et modérée, encore gentille, encore au repos. On a encore rien vu. Là ils sont gentils. Mais plus tard il se peut que de telles entreprises deviennent des sortes d’Etats, qu’elles enflent et que, aimées par tant de pourcent de consommateurs elles puissent alors sans crainte s’engager dans les combats portés par tels profils de consommateurs, contre tels autres profils. Imaginez seulement les énormes cosmopolites métissés enthousiastes plein de thune et d’orgasmes de American Apparel contre les minuscules crispés tradis frustrés et spoliés.

 

Mais tout ça pour dire combien dans mon esprit les soit-disant tradi, les fachos, les muslims intégristes, les vénères, les patriarcaux, les machins… sont des victimes et se battent pour des queues de cerise. Parce que si un seul d’entre eux croyait à ce qu’ils déblatèrent à longueur de site internet, des magasins American Apparel seraient plastiqués chaque nuit, des déversements de contenu de moto-crottes auraient lieu chaque jour devant les vitrines.

 

La chose monte et aucune barrière ne vient vraiment endiguer la dynamique parce qu’en fait nous n’avons pas vraiment envie que cela s’arrête.

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Gentiment

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Anticipation

France, Paris. Les femmes sont beaucoup trop puissantes. Elles ont l’argent et l’indépendance et ont beaucoup moins besoin des hommes que les hommes ont besoin d’elles. Je parle de besoin d’affection et d’attention qui est uni par système de vase communicant à la puissance sociale (argent + indépendance). Elles ont déjà la puissance, donc pas trop besoin d’affection…

Le rapport est complètement déséquilibré. Les femmes déjà fines pour se débrouiller dans des sociétés très patriarcales (exemple : monde musulman) ont ici en France un pouvoir pour juger, jauger et mettre en concurrence les hommes, qui est beaucoup trop énorme.

A Paris tu peux avoir 27 ans et gagner 5000 euros par mois, si tu n’es pas beau aucune fille ne voudra de toi. Plus qu’ailleurs dans les sociétés riches ce sont les dons innés, la seule peine d’être né qui prime. Tu es né beau tu jouiras. C’est tout.

Mais on n’en est pas encore arrivé à la maturité de ce fruit empoisonné qu’est la puissance des femmes. Tel que je le vois, cela peut conduire à : femmes blanches très riches de 40 ans choisissent et entretiennent des Noirs jeunes pour les baiser dans des appartements immenses et coûteux tout là haut pendant que la populace crève de misère morale en bas dans la rue ou les derniers Blancs se font massacrer par les Noirs les soirs de weekend et ou les femmes blanches sont emmenées à part, violentées ou violées avec ou sans consentement. Oui ça je le vois bien. Quand le bitume fond, transpire, quand c’est le grand soir, l’inattendu soir de pleine lune bouillant avec pleins d’évènements et de tensions qui vont se libérer en violences et destructions comme autant d’éjaculations qui attendaient de sortir depuis des années. Il faut le voir Paris, le sentiment d’insécurité, le sentiment que la police n’est pas assez puissante pas assez nombreuse, pas assez motivée, que l’on ne risque pas tellement de se faire choper si on fait le méchant, et  que de l’autre côté la masse énorme des barbares est toujours renouvelée toujours réapprovisionnée en force vitale, il faut voir Paris à la fin du mois de Juin et le contraste entre les très rares jolies filles blanches qui restent et puis tout autour le dégueulis le dépotoir de saletés de vomissures de pisse de mégots de jus puant de chewing-gums écrasés de sacs poubelles en désordre de voitures d’occasion mal garées de hurlements de klaxons de fumée de lumières de feux rouges de fast-foods de burgers en grosses photos de crottes de chiens étirées barbouillées, il y a ces dernières filles, complètement intouchables, sorties de la possibilité de séduction, même sorties de la possibilité de discussion, et il y a la saleté tout autour et il y a la masse énorme avec et autour, qui circonscrit la scène il y a les cloisons du chapiteau ce sont les immeubles qui regardent incrédules le spectacle, les immeubles de ce style si particulier et pourtant si simple si évident que l’on trouve à Paris, construits par des blonds moustachus il y a bien longtemps, et dont aujourd’hui la location ou l’achat est si coûteux qu’une vie entière de travail honnête ne suffirait pas à enfin y posséder son petit, son tout petit havre de paix.